Quand l’écologie fait bouger la société

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LIRE L’ARTICLE INTÉGRAL DE CLÉMENCE HUTIN SUR LE SITE REPORTERRE

Le 6 mars dernier, à 9 heures, une dizaine de militant-e-s écologistes ont joué une partie de golf devant le parlement croate à Zagreb. La presse nationale est venue nombreuse pour relayer leur message : le refus de la transformation de la côte du pays en vaste complexe immobilier touristique.

L’action était signée Zelena Akcija, « Action Verte » – l’organisation écologiste membre de la fédération internationale des Amis de la Terre.

La côte croate, connue pour sa beauté et sa biodiversité, est à la fois une fierté nationale et une attraction touristique. Elle est aussi la proie des investisseurs, qui souhaitent y construire des appartements de luxe, des hôtels, et des golfs.

En 2011, un projet de loi aurait pu rendre tout cela possible : changer le statut des terres côtières pour en faire des terrains de golf serait devenu possible. La voie aurait alors été ouverte vers une transformation de champs, de forêts, en complexes immobiliers.

La région de Dubrovnik, très touristique, était particulièrement concernée. Un collectif rassemblant organisations nationales et locales s’est ainsi monté dans la ville de Srđ, nommé “Srđ est à nous”. Leur mobilisation a obligé le pays à organiser le premier référendum local de l’histoire du pays.

Il s’est traduit par un refus très fort du projet (84%) – mais dont le résultat n’était pas contraignant pour les décideurs politiques. Et la mobilisation bat toujours son plein, avec un soutien actif de Zelena Akcija. Certains de ses citoyens ont maintenant obtenu des sièges électoraux, espérant changer les choses de l’intérieur.

« Ça ne fait que commencer », me dit Maruška, de Zelena Akcija. « La population a compris, les gens refusent la privatisation de leurs pays. »

Cette résistance et ces victoires ont été déterminantes, représentant pour beaucoup le mouvement le plus excitant, le plus innovant depuis dix ans. « On peut dire que la dynamique qui anime la société civile ces trois dernières années, pour protéger l’espace public, est vraiment liée à cette mobilisation », me raconte Maruška, « ça a réveillé quelque chose dans la population, cette volonté de défendre les biens communs, l’intérêt général, et de ne pas hésiter à prendre la rue pour s’opposer aux politiciens. »

Si une grande partie de l’opinion publique a compris et soutenu ces campagnes, c’est en raison du passage à l’économie de marché dans les années 1990, et des vagues de privatisations qui s’en sont suivies.

La société croate est consciente des effets de ces réformes sur la répartition des richesses dans les pays – et les inégalités sont d’autant plus insupportables que le chômage est à niveau critique dans le pays, plus de 50 % chez les jeunes, et qu’elles créent un sentiment de perte d’espoir.

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