Pourquoi il faut sortir du nucléaire

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(Flip et Nege et la centrale nucléaire Dessin : Piccolo, Rina Editeur : Sortir du nucléaire)

Extraits d’un article tiré du journal « Prenons Parti » (journal du NPA86)

Quels sont ses dangers du nucléaire ?

Un incident se produit en moyenne toutes les 16 heures dans le nucléaire, ce qui est bien plus élevé que ce que l’on nous dit à propos de la sûreté. A savoir que la France est le pays le plus nucléarisé (proportionnellement aux nombre d’habitants) avec 58 réacteurs. Un danger pour l’environnement et pour l’Homme

Pour produire de l’énergie, une centrale nucléaire utilise plusieurs sortes de substances radioactives qui deviennent des déchets non-recyclables que l’on stock un peu partout sur les 1100 sites français et qui sont la plupart du temps enfouis dans le sol.

De nombreux risques ont été mal pris en compte tels que la surchauffe en cas de canicule, la protection en cas d’attentat ou encore la sûreté des installations en cas de séisme. L’impact le plus grave si un accident nucléaire a lieu est évidemment la mort. Néanmoins même de « petits » incidents peuvent dégrader notre santé : irradiations (brûlures radioactives), cancers de la thyroïde, leucémies, malformations…

Les travailleurs du nucléaire ne mettent pas seulement leur santé en danger mais celle de l’humanité toute entière.

Ils doivent donc fermer les yeux sur le mauvais état de certaines centrales. Il est très clair que nous courrons un risque permanent tant que nous restons dans l’ère nucléaire et dans une société capitaliste.

Que reste-t-il de la catastrophe de Fukushima ?

Depuis cet accident de mars 2011, ce sont plus de 300 tonnes d’eau contaminée dues aux fuites radioactives qui se déversent chaque jour dans l’océan et dans les nappes phréatiques. En aout 2013 une situation d’urgence a été déclarée par l’autorité de régulation nucléaire japonaise. Cette situation devient complètement ingérable, car il est impossible de contenir la radioactivité et aucune solution valable n’a été trouvée. Tepco (exploitant de la centrale) tente tant bien que mal de gérer la surchauffe des réacteurs de Fukushima avec beaucoup de difficultés. L’eau contaminée qui a servi au refroidissement des réacteurs est stockée dans des centaines de réservoirs construits à cet effet. Mais le volume ne cesse d’augmenter et le système de décontamination de l’eau tombe régulièrement en panne.  Outre la catastrophe sur le plan humain, c’est un véritable désastre écologique que nous vivons depuis plus de 2 ans et qui n’est pas prêt de se terminer.

Stopper le gaspillage d’énergie

Si l’on veut sortir du nucléaire, il faut remettre en question notre mode de vie et notre consommation d’énergie. Il y a beaucoup trop d’énergie utilisée par rapport aux besoins. Bien sûr chaque personne doit faire attention au gaspillage (bien éteindre la lumière quand on change de pièce etc…) mais en grande partie ce sont les entreprises et les commerces qui arrivent en tête de la course à la consommation inutile. Pourtant il y a des solutions toutes simples. Il faudrait commencer par éteindre les vitrines des magasins lorsque ceux-ci sont fermés, de même pour les ordinateurs et appareils électriques dans les bureaux, mettre en place une meilleure isolation des bâtiments, supprimer les panneaux publicitaires lumineux, favoriser les transports en commun (qui doivent alors être accessibles à tous, donc gratuits).

Développer les énergies renouvelables

Comme vous pouvez le constater , le nucléaire n’est pas une bonne solution, d’autres façons de produire de l’énergie existent : L’énergie solaire : chaque année le soleil fournit 15000 fois plus d’énergie que la consommation mondiale. Il pourrait donc subvenir à nos besoins si nous l’exploitions correctement. Nous devons développer le solaire photovoltaïque et le solaire thermique. Cette énergie n’est pas polluante, est inépuisable, sans danger et rentable. La biomasse : elle est stockée dans la matière qui constitue les êtres vivants et c’est en brûlant cette matière que l’on peut produire de l’énergie. Par exemple si l’on met dans un lieu fermé et chauffé des bouses de vache ou des déchets organiques, un gaz se dégage et celui-ci peut être transformé en énergie. L’énergie éolienne : une grande partie du territoire est exposé au vent, alors pourquoi ne pas profiter des avantages qu’il nous apporte ? La force du vent peut elle aussi devenir de l’énergie grâce aux éoliennes qui sont non polluantes, de plus en plus silencieuses et sans danger pour les oiseaux. L’énergie hydrolienne : elle fonctionne sur le même principe que les éoliennes mais en étant sous l’eau, en utilisant les courants marins qui actionnent des turbines. Ces dernières sont peu dangereuses pour les poissons (beaucoup moins dangereuses qu’une hélice de bateau). L’énergie hydraulique : elle consiste à utiliser la force de l’eau et la transformer en énergie en utilisant des barrages qui respectent l’environnement. La géothermie : elle consiste à utiliser la chaleur de la Terre pour produire de l’énergie. On envoie de l’eau froide dans des tuyaux qui passent sous terre. L’eau devient chaude grâce à la chaleur naturelle de la Terre. Cependant il ne faut pas en abuser car un puits géothermique produira de moins en moins de chaleur à force de l’utiliser. Sortir du nucléaire en 10 ans et sans perte d’emploi, c’est possible !

L’argument rabâché par les pro-nucléaire pour ne pas en sortir est celui de la perte d’emploi. Là aussi on nous ment ! Au contraire des emplois en plus seraient créés. Tout d’abord il faudrait démanteler les centrales ce qui prendrait plusieurs décennies. Dans le même temps des milliers d’emplois seront nécessaires dans le domaine des énergies renouvelables (l’Allemagne a créé plus de 100000 emplois pour développer l’énergie éolienne). Mais nous ne voulons pas d’emplois précaires comme c’est le cas aujourd’hui. Il faut mettre en place de véritables mesures en matière d’emploi, garantissant à chacun un CDI, pas un salaire en dessous de 1700 euros net, sans oublier la retraite à 60 ans à taux plein.

Il nous faut abandonner la logique du profit et sortir du capitalisme et adapter notre production en prenant en compte les besoins de la population., exproprier les grands groupes privés et les remplacer par un monopole public de l’énergie géré par les salariés et les usagers.

LIRE L’ARTICLE INTÉGRAL SUR LE SITE NPA86

LIRE EN PDF LE JOURNAL DES ALTERNATIFS : « ROUGE ET VERT » SPÉCIAL ÉTÉ 2014, UN DOSSIER COMPLET, CENTRALE APRÈS CENTRALE : POURQUOI IL FAUT SORTIR DU NUCLÉAIRE

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