Un président normal

roisoleil

(Les Aventures de Loïs  Dessinateur : Olivier Pâques  Scénariste : Jacques Martin  Editeur : CASTERMAN)

« Pour construire, il faut inventer une nouvelle mentalité politique, collective, voir à long terme, avec des idées, de la discipline, de la méthode. Ce n’est pas nouveau, ça a l’air vieux même. Mais sans intérêt collectif, il est difficile de changer » (José Pépé Mujica – Président de l’Uruguay)

Au départ, son extrême simplicité avait quelque chose de pittoresque : sa modeste maisonnette sur une petite propriété rurale non loin de la capitale ; sa voiture, une vieille Coccinelle ; sa façon simplissime de s’habiller, y compris lors des manifestations officielles; les 90 % de son salaire reversés à des organisations caritatives ; un seul véhicule de police pour assurer la sécurité de son domicile. C’était un acte de contestation, révèle-t-il dans un entretien qu’il nous a donné : « Les républiques n’ont pas été inventées pour qu’on y recrée une petite cour : elles sont nées pour affirmer que nous sommes tous égaux. »

En 2013, il a fait du petit Uruguay un pionnier en légalisant l’avortement, le mariage gay et le cannabis. « Nous ne faisons qu’appliquer un principe simple : prendre acte de la réalité », a expliqué le président.

jose-mujica

« Il y a 40 ou 50 ans, nous pensions qu’en arrivant au gouvernement nous pourrions inventer une nouvelle société, dit-il de son passé de guérillero d’extrême gauche. Nous étions candides : une société, c’est complexe, et le pouvoir, plus encore. » S’il porte un regard bienveillant sur les mouvements d’opposition, comme ceux du printemps arabe ou même les manifestations au Brésil, c’est pour s’empresser de souligner ensuite qu' »ils ne mènent nulle part ».

Des faubourg de Montevideo, « Pepe » Mujica envoie un message : « Nous, Latino-Américains, devons avoir la sagesse de chercher à nous accorder pour peser, ensemble, dans le monde. Nous avons besoin du Brésil, mais le Brésil lui aussi a besoin de nous tous, car les défis se posent à l’échelle continentale. » Si Mujica était davantage entendu au sein du Mercosur, peut-être le Brésil ne serait-il pas acculé dans une véritable impasse idéologique, coincé entre l’Argentine et le Venezuela. José Mujica est peut-être l’un des rares hommes d’Etat du paysage politique latino-américain.

LIRE L’ARTICLE INTÉGRAL SUR EL SIGLO XXI

2 commentaires

    1. Oui à partir du moment que la recherche insatiable de reconnaissance, d’admiration, ou la vue égocentrique n’est plus le centre de la vie d’une personne, tout peu redevenir « normal » ce qui est rarement le cas dans notre monde politique :mrgreen:

      chaleureusement



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