Dharma : La parole qui libère


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(Dessin Joy of tech)

La parole qui libère

En plus de ces 4 engagements que l’on prend dans les préceptes on peut aussi faire rentrer dans la « parole juste », la parole qui libère. C’est celle qui permet de remettre un vécu à sa juste place pour se libérer d’une émotion douloureuse liée à un passage de vie difficile. Ne pas savoir dire cette parole c’est prendre le risque, pour ne pas avoir à montrer nos faiblesses voir au contraire utiliser la parole dure qui cherche à dominer l’autre, ou soi-même. Les paroles sèchent servent toujours à nous protéger, croyons-nous, en tenant les autres, leurs émotions et les nôtres , à distance.

Comment parler

La parole juste n’est pas que le fond, que nous venons de voir, c’est aussi la forme, la manière dont on le dit, le moment où on le dit et pourquoi on le dit. Pour aborder avec non-violence, les moments de colère et d’agressivité, il faut être capable de voir l’humain qui souffre dans celui qui exprime sa colère. Il n’est pas tant nécessaire d’éliminer la colère, de la refouler que de trouver ce qu’elle a à dire. Qu’est ce qui s’exprime dans cette parole de colère (la notre ou celle de notre interlocuteur). Le fait de pratiquer la méditation, d’apprendre à faire baisser l’attachement au moi, permet de laisser plus de place aux autres dans notre pensée.

Langage du corps

On sait maintenant qu’on ne communique pas que par les mots que l’on prononce, mais aussi, et bien plus, par le langage du corps, des gestes, par nos mimiques, notre regard. Cet autre langage peut-être utilisé à tout moment de la journée pour passer notre esprit de Bodhisattva. On peut sourire à l’employé derrière son guichet, regarder avec bienveillance le SDF qui fait la manche à la porte de la librairie, faire un signe de la main à notre voisin croisé dans la rue…

L’écoute profonde

La parole juste, c’est aussi savoir la taire, entendre ce qui se dit, pratiquer l’écoute profonde. Même si on peut avoir une envie égotique très forte de principalement donner notre avis plus que d’aller vers les idées des autres, Ce silence, cette écoute, peut nous permettre de développer notre bonté en retour dans notre parole. L’attention, dans l’écoute profonde, peut reposer sur notre respiration consciente, pour garder à l’esprit ce désir de rencontre réelle, voir d’être en capacité d’aider réellement avec compassion. Et pour ceux qui en ont plus la pratique, il est même possible d’entendre ce qui se dit derrière les mots. Cette empathie sera sensible, même s’il n’y a pas de mots pour l’exprimer sur le moment. En restant, ouvert et sensible à ce qu’éprouve autrui, cette écoute peut être réellement « guérisseuse ». C’est le Bouddha en nous qui écoute le Bouddha présent en l’autre et en chacun qui permet cela. Et si, pour une raison ou une autre (temps, difficulté de concentration) il ne semble plus possible d’exercer cette écoute profonde, il vaut mieux demander à reporter cet échange à une date ultérieure, si cela est possible, plutôt que de faire semblant, ce qui transparaît tout de suite.

LE JARDIN DE LA VISION PURE

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