Le kesa conforme au dharma


jiun

(Jiun Sonja – Modèle illustré du vêtement régulier – Hôbuku zugi)

Eric Rommeluère vient de publier une traduction française de trois textes japonais rares et secrets (Le Document de transmission sur la robe bouddhique de Chikyô risshi ;
 La robe conforme au dharma des Mûlasarvâstivâdin de Shitateya Rihei ;
 Les Secrets des procédés de teinture des trois couleurs conformes au dharma de Kuredo Kaishin), consacrés au kesa, la robe des moines et des moniales bouddhistes. Ces textes détaillent la confection, les tailles, les patrons et les couleurs du kesa cousu selon la tradition nyohô (« conforme au dharma »). Ces textes passionneront les spécialistes du kesa mais aussi ceux qui mettent au cœur de leur vie, l’éveil, la pratique du Dharma.

L’enseignement du kesa est le cœur du lignage d’Eric Rommelère bien que cela ne semble pas évident au premier coup d’oeil (en effet lors des sesshin il pratique, sauf lors de cérémonies particulières, avec simplement son rakusu sans porter de kesa). Le kesa c’est le manteau du Bouddha, le risque de le porter c’est d’en faire une parure vis à vis des autres. Le Késa conforme au Dharma, c’est au contraire « se mettre à nu », sans artifice. Ce noble habit est la vêture de la nudité, de la simplicité, de l’humilité.
Ce que nous apprend cette véritable pratique qu’est le kesa, c’est que pratiquer d’une manière conforme au Dharma (Nyohô) c’est ne jamais baser sa pratique sur son ego, sur le paraître. C’est au contraire la simplicité, le dépouillement des actes. Dôgen dit dans le Genjô kôan :

« Étudier la voie du Bouddha, c’est s’étudier soi-même. S’étudier soi-même, c’est s’oublier soi-même. S’oublier soi-même, c’est être éveillé par toutes les existences. »

La pratique du Dharma, étudier le soi-même, c’est ne plus chercher à se cramponner à l’ego dont on peut voir qu’il n’est qu’une construction sociale et temporelle. Plus le Dharma est fort , plus l’attachement à l’ego est faible. Pour entammer cette pratique de « l’ego faible » il faut avoir une personnalité qui ne soit pas fragile dès le départ, sinon le risque est, par peur, d’y revenir au galop !
On apprend ainsi dans ce livre que pour que le kesa soit cet habit du dépouillement, il faut, comme notre ego, qu’il subisse « la règle de la triple dépréciation » (teinture, découpe, couture).

Ce manuel rare est donc un « collector zen » qui ne sera pas obligatoirement facile à comprendre, mais qui restera une source d’inspiration intuitive face à ces démarches secrètes recherchées, conservées, transmises par ces maîtres jusqu’à nous et enfin traduites en français. « Prenez soin de ce livre » comme il est écrit sur la dernière page.

Pour commander le livre : association Un Zen Occidental ou sur Amazon.fr au prix public de 11 euros + frais d’envois.

KesaDharma

Le kesa conforme au dharma. Volume 1. Trois textes secrets sur le kesa.
 – Traduits et annotés par Éric Rommeluère –  Éditions  Les Nuages blancs

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