Nous sommes libres d’activer nos gènes et de modifier notre destinée génétique.

hikingartist

(dessin de FRITS AHLEFELDT)

Le fait de produire des pensées de joie, d’amour, crée en nous des des substances chimiques qui nous font nous sentir joyeux ou aimant. Évidemment cela fonctionne de la même manière avec des pensées plus destructrices comme la peur, la colère, la haine, la jalousie, l’envie, le dénigrement etc.

Après la formation de pensées, il suffit de quelques secondes pour que dans notre corps nous ressentons physiquement l’émotion évoquée. Cela se nourrit dans un cercle vicieux ou vertueux (c’est selon) nous pensons et ressentons et pensons ce que nous ressentons.

Il est facile de comprendre que les mêmes pensées qui déclenchent les mêmes processus chimiques qui induisent les mêmes états physiques vont à la longue se mémoriser en nous et nous finissons par développer un état d’être cohérent, pas toujours adapté et qui ne nous rend pas obligatoirement heureux. Le pire est, qu’ayant mémorisé ce processus, nous en devenons dépendant. Nous finissons par nous mettre dans des situations qui déclenchent ce processus, parce que nous croyons avoir besoin de celui-ci. Ainsi si je suis acariâtre et peu sociable, je vais tâcher de me mettre dans une situation où je pourrai faire reposer sur les autres l’origine de ce comportement (« tous des cons! » 😉 ), alors qu’il ne me semble pas y avoir d’autre alternative puisque mon corps a besoin de ce processus chimique.

On a vu que « changer, c’est changer de niveau » . Il nous faut donc « penser & agir plus grand » que nos émotions habituelles pour s’en libérer. Mais cela n’est pas suffisant. Un malade alcoolique (une personne qui a créé en elle un processus de dépendance au produit alcool) pourra devenir abstinent, mais il aura beaucoup de mal à guérir de sa dépendance (certains pensent que pour certaines personnes ce n’est même pas possible). Donc toute sa vie il pourra rester abstinent tout en se sachant toujours dépendant. Souvent les malades alcooliques, à la sortie d’une cure de désintoxication vont avoir un besoin inconscient de s’assurer de la présence (ou de l’absence) de cette dépendance. Il suffira le plus souvent d’une quantité minime d’alcool pour relancer le processus de la dépendance/accoutumance. De la même manière il suffit d’une seule pensée parasite, d’une seule situation identique aux précédentes, pour qu’on retombe dans le même processus pensée/ressenti qu’on cherche à éviter. La volonté de prime abord n’a rien à voir avec cela, ce sont d’autres phénomènes bien plus inconscients et physiques qui se jouent là. Pour changer, il faut donc non seulement voir plus grand mais aussi « démémoriser » l’émotion souhaitée et déjà intégrée par le passé.

Cela est-il possible ? Cela VOUS semble-t-il possible ? Souvent la réponse est « c’est génétique, héréditaire, je suis comme cela, etc. ».

C’est là qu’intervient les notions d’épignétique. L’épigénétique est l’ensemble des mécanismes moléculaires ayant lieu au niveau du génome et de la régulation de l’expression des gènes qui peuvent être influencés par l’environnement et l’histoire individuelle.

Les scientifiques sont partis du fait que chaque cellule d’un même organisme ayant le même patrimoine génétique montrait cependant une expression différentielle des gènes. Des phénomènes épigénétiques peuvent donc être définis dans un sens restreint comme les phénomènes de modification du patron d’expression des gènes sans modification de la séquence nucléotidique (ADN). Ces changements peuvent se produire par exemple, spontanément, en réponse à l’environnement. Ils ont la particularité d’être héritables d’une génération de cellule à l’autre au cours de la mitose voire sur plusieurs générations d’organismes au cours de la méiose, même si leur cause a disparu.

Un autre élément montrant l’existence de phénomènes épigénétiques est l’ensemble des différences physiques et biologiques constatées chez de vrais jumeaux (monozygotes) vivant et se nourrissant dans des environnements différents.

Au cours du développement pourrait donc s’ajouter à l’héritage génétique une programmation par des processus épigénétiques, elle-même sous l’influence d’une multitude de facteurs environnementaux.

« On peut sans doute comparer la distinction entre la génétique et l’épigénétique à la différence entre l’écriture d’un livre et sa lecture. Une fois que le livre est écrit, le texte (les gènes ou l’information stockée sous forme d’ADN) sera le même dans tous les exemplaires distribués au public. Cependant, chaque lecteur d’un livre donné aura une interprétation légèrement différente de l’histoire, qui suscitera en lui des émotions et des projections personnelles au fil des chapitres. D’une manière très comparable, l’épigénétique permettrait plusieurs lectures d’une matrice fixe (le livre ou le code génétique), donnant lieu à diverses interprétations, selon les conditions dans lesquelles on interroge cette matrice. » (Thomas Jenuwein – Research institute of molecular pathology, Vienne, Autriche).

En lire plus sur l’épigénétique : Wikipédia

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