Le pourquoi j’ai choisi cette famille la.

parent

(Henri Fils de ses Parents – Dessinateur & Scénariste : Jean-Marc Mathis – Editeur : LE POTAGER MODERNE)

Nous ne venons pas de nulle part, nous avons une histoire et cette histoire fait que nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui, en ce qui nous rend créateur comme en ce qui nous fait souffrir. Etty Hillesum disait :

« Pour connaître la vie de quelqu’un il faut connaître ses rêves, ses rapports avec ses parents, ses états d’âme, ses désillusions, sa maladie et sa mort » .

Mais sommes nous obligés de porter le fardeau que nos parents nous ont laissé ? Une amie m’a déclaré une fois :

« J’ai bien assez de mon propre karma pourquoi alourdirais je mon cheminement de celui de mes parents biologiques »

et je terminerai les les citations sur une de Elie Wiesel :

« Ceux qui ne connaissent pas leur histoire s’exposent à ce qu’elle recommence… »

Pour « ne pas se planter, il faut savoir trouver ses racines ». En effet souvent nous sommes comme une nouvelle marche dans l’évolution, évolution liée à l’héritage de nos parents. C’est pourquoi prendre conscience de jusque là où ils ont été permet de savoir d’où on démarre.

On peut certes entreprendre une psychanalyse pour en savoir plus sur notre lien réel avec nos parents, cela prend du temps, remue la boue, mais permet le plus souvent de se libérer d’un poids porté injustement. Nous pouvons aussi, soit seul, par écrit, soit auprès d’une connaissance de confiance, qui respectera ce que l’ on dit, sans l’interrompre, le juger ou le répéter, faire une démarche symbolique pour comprendre en quoi notre comportement est la suite de celui de nos parents, ou si pour faire le contraire d’eux nous avons pas fait un volt-face comportemental de 360° (chacun sait que 360° est le nombre de degrés total dans un cercle, autrement dit à vouloir nous éloigner complètement de nos acquis nous les reproduisons à l’identique sans s’en rendre compte). Cet exercice s’enquerra des réussites et des échecs de nos parents, de leurs peurs, de leurs types de relations, etc. Cette pratique est inspirée de celles données par l’ecophilosophe Joanna Macy.

Au lieu de subir notre enfance nous pouvons, après nous être mis en méditation, imaginer que nous avons « choisi » de venir vivre dans cette famille, à cette époque, dans ce lieu précis. Et nous allons dire à notre partenaire (ou écrire), pourquoi nous avons choisi cette situation et ces personnes, en quoi cela aura été un choix utile pour nous. Par exemple si un parent aura été distant sans nous donner de preuves d’amour, nous pouvons dire que nous avons choisi ce parent parce que nous savions qu’il ne chercherait pas à s’approprier notre personne et au contraire nous donnerait par sa distance émotionnelle, les moyens de devenir autonome rapidement. Nous prendrons le temps nécessaire pour balayer notre situation dans tous les domaines importants comme l’éducation, la religion, la politique, le milieu socio-professionnel, l’alimentation, le lieu de vie. Pourquoi nous avons pris tel genre, masculin, féminin (ou autre), pourquoi nous avons choisi cette fratrie, pourquoi nous avons pris ce handicap etc.

Il ne s’agit évidemment pas de nier un statut de victime si nous le fûmes, d’autant plus qu’un enfant a peu de moyens pour se défendre contre un adulte qui a autorité sur lui. Mais il s’agit d’un jeu d’imagination pour se libérer de la plainte, du passé, de la culpabilité et autres. Si nous ne faisons pas cela, nous pouvons nous rendre compte que nous utilisons encore les stratégies mises en place lors de notre enfance pour nous protéger et qui ne sont non seulement peut-être plus adaptées à notre contexte actuel, mais peut même participent à le créer sur un versant pathologique. Par ailleurs sans un travail sur ces relations avec nos parents nous rencontrons souvent dans le monde professionnel des personnes qui vont jouer les mêmes relations ou rôles que ceux-ci, une image de père, une image de mère, telles que nous les avons vécues.

Il faut aborder ce travail sur le côté positif, cette famille là nous a apporté quelque chose, en tout cas un bon scénariste pourrait le dire, alors faisons preuve de créativité. Il est important de faire cet exercice après, ou au cours, d’une méditation pour garder le contact avec notre corps. Celui-ci nous donnera des indices sur ce qui a été important pour nous dans cette enfance.

Lorsque ce travail est terminé, si c’est un écrit, nous pouvons faire un rituel pour le garder précieusement dans un endroit où il y a peu de chance que nous y retournions pour le lire dans l’immédiat, ou au contraire le brûler pour « l’offrir » au « Cosmique » pour ne plus être dépendant de ces « choix » et repartir sur notre propre vie.

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