Commencer la semaine dans la joie : Blues March

blues

(Blues – Dessinateur :& Scénariste : Sergio Toppi – Editeur : MOSQUITO)

par Art Blakey & the Jazz Messengers

Un roulement de tambours légendaire qui annonçait la révolution du Hard-Bop, une mélodie qui sonnait le retour d’un Jazz à la fois populaire et ancré dans l’Histoire, un générique qui allait marquer toute une génération d’auditeurs sur Europe n°1 : voilà pour le palmarès de la Blues March enregistrée le 30 Octobre 1958 par la bande à Blakey.

Avoir vu les Jazz Messengers à la fin des années 50, ça a le même goût qu’avoir vu les Beattles dans les 60′s, Led Zeppelin dans les 70′s, Nirvana ou les Daft Punk dans les 90′s. Le goût de la révolution en marche.

Benny Golson (le compositeur) et Frank Ténot (le passeur), sont deux personnages essentiels de l’histoire de Blues March et du succès qu’elle a rencontré en France. Ils font partie encore plus que les autres, du cercle très privé de « ceux qui y étaient »… Mais avant même qu’ils n’entrent en scène, Art Blakey avait déjà une idée derrière la tête : quelques mois plus tôt, alors que des Messengers amorphes se donnaient en concert dans un club états-unien, il avait supplié le public à genoux de défendre le Jazz, cette musique négligée dans son propre pays. « Le Jazz représente beaucoup plus pour le rayonnement de l’Amérique à l’étranger que les billions de dollars que peut dépenser le gouvernement ». Blasé, le Blakey! Blasé de voir que les businessmen préféraient vendre n’importe quoi plutôt que de vendre du Jazz, pourtant le seul produit estampillé « 100% U.S ».

Benny Golson : « J’ai dit à Art : tu prends des chorus de batterie à la fin des morceaux, comme tous les autres. C’est minable! Il te faut un morceau qui COMMENCE avec un solo de batterie, comme tu le fais sur Straight No Chaser de Monk. Une sorte de marche, voilà ce qu’il te faut! Pas comme les militaires, mais un truc différent et vraiment funky. Laisse-moi seulement une soirée« …  La révolution est en marche.

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Quelques mois plus tard, Frank Ténot tombera instantanément sous le charme de la Blues March, convaincu dès la première écoute qu’il tient le nouvel indicatif de Pour Ceux Qui Aiment Le Jazz. Nouveau, et populaire, mais authentique. « C’est un morceau particulièrement fascinant. Ça démarre comme une parade de rue à la Nouvelle-Orléans, alors que Blakey n’est pas spécialement un homme de la Nouvelle-Orléans », et d’ajouter malicieusement : « quand on fait du direct, on est pas forcement à l’heure. Un morceau de cette longueur, ça permettait à l’ingénieur du son de faire passer un peu d’indicatif en attendant notre arrivée dans le studio. » Roulements de tambours… 3… 2… 1… On Air.

(lire l’article intégral sur TSF JAZZ)

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