Rues de Nantes : Rue de la Juiverie

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Cette rue était autrefois habitée par les juifs, à l’époque où la loi leur imposait une habitation dans un quartier déterminé, et ils y avaient établi leur synagogue, son nom étaitrue de la Juifferie. En 1940, sous l’occupation allemande lors de la Seconde Guerre mondiale, elle devient rue de l’Émery, avant de reprendre le nom de rue de la Juiverie à la Libération.

Cette artère existe déjà lorsqu’une communauté juive s’y installe au Moyen Âge. Les Juifs obtiennent de disposer de leur propre sénéchal, et de juges pour appliquer leurs propres lois. La rue de la Juiverie est fermée chaque soir par deux chaînes. La communauté paie au comte de Nantes un droit garantissant sa protection.

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Après la sixième croisade, des nobles bretons sont endettés auprès de prêteurs juifs. En 1236, sans doute pour aider ses vassaux, le duc Pierre Ier de Bretagne fait expulser tous les Juifs de Nantes, en annulant les créances dont ils sont détenteurs, expulsion qui s’accompagne du massacre de plusieurs d’entre eux. Après une période d’accalmie, en 1240, un nouvel édit d’expulsion signé par le duc Jean Ier de Bretagne confirme la disparition pour une longue période de la communauté juive de Nantes. La rue de la Juiverie conserve néanmoins son nom.

Au n° 11, une maison (qui pourrait être l’ancienne synagogue) porte sur sa façade deux tableaux en relief, le premier représentant un buste de femme dont la figure est tournée vers l’orient, avec ces lettres A Ō (Alpha et Omega), et au-dessous ces mots QUŒRENDA EST, que l’on cherche à expliquer ainsi : A supero quœrenda est (veritas ou felicitas, ou tout autre mot – soit il faut chercher la Vérité au près de Dieu) ; dans le second se voit un homme assis à la porte d’un temple dont le fronton est décoré de trois lampes ardentes, une tortue dans la main, des ailes au talon gauche (Hermès ou Mercure ? Le dieu du commerce et des voleurs, messager des dieux ), on y lit : Expecto donec veniat (j’attends qu’il vienne). On peut se poser la question si ces macarons sont réellement liés à la culture juive ou chrétienne. Car par l’Alpha et l’Omega, l’attente du « Messie », font plus penser à des sculptures chrétiennes. C’est un des mystères hermétique de Nantes ! 🙂

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VIA LE SITE LES RUES DE NANTES
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