Ma bédéthèque : Martin Milan


hommeboue

Martin Milan c’est un Corto Maltese qui aurait un avion à la place d’un bateau et qui pratiquerait un humour cynique en plus du silence. Anti-héros qui sauve la veuve et l’orphelin (mais surtout l’orphelin) tout en cherchant à fuir toutes les situations qui pourraient l’amener à le faire (et s’y retrouvant plongé à chaque fois, comme de bien entendu !). Les enfants, le droit des enfants, ou la sensibilité aux malheurs des enfants se retrouvent beaucoup dans ses histoires. Des enfants différents, la différence tout court d’ailleurs pourrait on dire. Le droit d’être ce qu’on est. C’est une BD humaniste qui ne cherche pas à donner des leçons sur « ce qui serait bien », mais qui regrette simplement ce qui débloque chez l’humain et qui le fait corriger par son héros, par-ci par-là, d’une manière un peu désabusée, quand vraiment on le cherche.

Ce personnage me fait un peu penser à un Richard Bach désabusé, car Martin ne serait pas Milan sans son vieil avion, bricolé de tous les côtés : le « Vieux Pélican ». Il vit en faisant (plus qu’en étant) le pilote d’avion-taxi, mais pour monter dans un tel « coucou » fatigué il faut n’avoir que lui à disposition ou avoir quelque chose à transporter de tellement louche que personne d’autre n’acceptera de la faire. Martin lui ne pose pas de question. Mais les réponses viennent à lui et il ne les aime pas toujours et finit par le faire savoir un peu brutalement.

Martin Milan fuit un peu la civilisation (comme Norbert dans Norbert et Kari du même auteur), mais c’est un peu paradoxal quand on conduit un avion, fut-il vieux. Alors on le retrouve sur des petits aéro-clubs improbables à travers le monde.

Il a peur des sentiments, de ses sentiments, alors il se réfugie dans le silence, ne parlant souvent que par pointes d’humour cyniques acérées ou par coups de poing musclés.

J’aime toutes ces histoires, car il essaye de rester humain, fidèle à ses idéaux (ne pas emmerder son voisin?) digne. Mais c’est compliqué au contact d’humains avides, impossible vis à vis des institutions. Alors il tente de les fuir, mais souvent trop tard.

MARTIN MILAN par Christian Godard (différentes maisons d’édition) 

MA BÉDÉTHÈQUE

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