Une pratique centrée sur les êtres vivants.

Dans la « Voie de la Grandeur » (bouddhisme mahayana) on parle de « Terres pures » qui désignent des lieux où les Bouddhas ou les Bodhisattva exercent leurs activités et qui manifestent leurs qualités.

Dans le sûtra de Vimalakirti il est demandé ce qu’est une « Terre pure » et voici la réponse du Bouddha :

« Les êtres animés dans leur ensemble, voilà la terre de bouddha du bodhisattva. […] En effet, quand le bodhisattva adopte un pur royaume, c’est toujours pour œuvrer au bien de tous les êtres animés. »

La pratique du Dharma de la Voie de la Grandeur (bouddhisme) est donc essentiellement centrée sur les êtres vivants. Ce n’est pas une pratique de relaxation individuelle (même si elle peut avoir des effets relaxants), une méthode de développement personnel (même si elle peut permettre de vivre pleinement), un art de mieux vivre (même si elle peut permettre de vivre mieux). C’est un engagement au service de la vie !

La pratique doit donc être concrète et non pas (seulement) intellectuelle au risque de bâtir sur du vide comme le rappelle le Bouddha :

« Voyez l’exemple de cet homme qui voulait ériger un palais en l’air : l’espace était libre à souhait mais, dans la vacuité de l’espace, il se révéla incapable de réaliser son projet. De même est-ce pour l’accomplissement des êtres animés que le bodhisattva veut conquérir un royaume de bouddha. Or celui qui veut conquérir un royaume de bouddha n’œuvre pas dans le vide. »

3 commentaires

  1. comment peut-on prêter au Bouddha des paroles qui font allusion aux bodhisattvas , puisque cette notion est apparue bien plus tard. ne pourrait-on, par exemple dire: « le grand véhicule dit que …. » ? 🙂

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    1. Tu n’as pas tort Jean-Paul, surtout dans le début de ta phrase : « comment peut-on prêter au Bouddha des paroles ». En fait les premiers écrits ont été réalisés dans les premiers siècles quand l’écriture a commencé à se répandre donc en fait 500 ans après que le Bouddha soit intervenu, donc tout ce qui est dit peut être sujet à caution. D’ailleurs tous les sûtras commencent par « ainsi ai-je entendu » comme pour nous obliger dans un bel effort à croire que c’est bien la réalité. Mais en fait on est sûr de rien. On peut penser que c’est globalement assez juste puisqu’il y a eu des conciles pour se mettre d’accord que ce qui avait été dit, mais ce n’est pas une preuve en soi.
      Pour le Véhicule de la Grandeur qui parle des bodhisattva, les écrits sont sortis au début pour ainsi dire en même temps que les sûtras du Hinayana. Historiquement on dit que c’est une « nouvelle voie » (yana) mais en fait rien ne prouve non plus que cela ne coexsistait pas auparavant d’une manière ou d’une autre et que la nécessité de mettre en oeuvre les écrits soient sortis pour contrecarrer l’institutionalisation qui se mettait en place dans le Hinayana avec l’importance de l’Abidharma.
      Donc quand je dis « le Bouddha a dit » je reprends le texte du document étudié, mais je suis OK que cela n’est pas une vérité historique, ce qui ne me pose aucun pb, puisque que le Bouddha ai existé ou pas, qu’il ait dit cela ou pas, est pour moi de seconde importance par rapport à ce qui s’est véhiculé (en son nom) et qu’on peut, comme les « Anciens »mettre en oeuvre maintenant.

      Merci de ta précision

      Chaleureusement

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