Mimosa

Le 16 août 1907, naissance de Georgette, Léontine, Roberte, Augustine, KOKOCZINSKI dite « Mimosa » à Paris.
Militante anarchiste française, volontaire antifasciste sur le front d’Aragon.
Originaire d’une famille de la classe moyenne, Georgette Brivadis (du nom de sa mère, Léontine), puis Ango après la reconnaissance par son père Robert en 1908, avait quitté la maison familiale à l’âge de 16 ans pour gagner Paris où elle fut accueillie dans le foyer d’André Colomer dont la compagne, Magdalena, l’initia aux idées libertaires.

A partir de 1925, elle vit en union libre avec Fernand Fortin, et milite au groupe « Education Sociale » que celui-ci avait créé à Loches en Touraine où elle commence à intervenir dans les meetings. De retour à Paris en 1928, elle intègre un groupe théâtral où, sous le nom de scène de « Mimosa », elle se produit lors de rencontres ou de fêtes libertaires. Selon Lola Iturbe « …quand elle avait fini son récital, elle descendait dans la salle et vendait La Revue Anarchiste » (Paris, 25 numéros de décembre 1929 à juin 1936) dont le gérant était son compagnon Fortin.  Poursuivant parallèlement des études, elle obtient un diplôme d’infirmière.

Le 7 novembre 1931, elle se marie à Colombe (Seine) avec le militant et journaliste socialiste Miecsejslaw Kokoczynski (1910-2003) et fréquenta « les milieux socialistes d’extrême gauche, ce qui ne l’empêcha pas de maintenir des relations avec ses anciens camarades » (cf. L. Iturbe).

Après l’éclatement de la révolution espagnole en juillet 1936, Georgette part pour l’Espagne le 18 septembre 1936 et s’engage dans le Groupe International de la Colonne Durruti qui combat devant Saragosse. Elle emploie ses connaissances médicales à l’infirmerie aux côtés d’autres militantes comme Augusta Marx ( ou Trude) et Madeleine Gierth (de nationalité allemande). Elle fut tuée avec plusieurs autres infirmières le 16 octobre 1936 lors de la bataille de Perdiguera où périrent plusieurs dizaines de volontaires étrangers dont les militants français Roger et Juliette Baudard, Yves Vitrac, Bernard Meller, Jean Delalain, Suzanne Girbe, Louis Recoulis, René Galissot, Jean Albertini, Jean Giralt, Raymond Bergé et Henri Delaruelle. Les détails de sa mort ne sont pas connus mais il semble qu’elle fut capturée par les franquistes, fusillée avec d’autres compagnons, puis, selon certains témoignages que son corps fut brûlé dans une grange. Selon le témoignage d’Antoine Giménez, elle aurait été capturée avec Augusta Marx, une autre infirmière, puis les deux femmes, dénudées et éventrées mais encore vivantes, auraient été jetées sur la ligne de front où un compagnon les aurait achevées.

Après sa mort et en hommage,  dans le quartier de Gracia, à Barcelone, le groupe francophone de la FAI ( Fédération anarchiste ibérique) créé fin mai 1937, dont faisait partie Fortin, pris le nom de « Mimosa ». 

A noter que Mimosa tenait un journal (pathétique) de son engagement en Espagne, qui fut retrouvé après sa mort et recopié par Fortin (aujourd’hui conservé à l’IISG d’Amsterdam).

« Le bonheur ! Vous ne savez pas comme je l’ai cherché, je m’en souviens à peine moi-même ; dans les livres graves, dans les lits douteux, dans la simplicité des choses… »

VIA DICTIONNAIRE DES MILITANTS ANARCHISTES & ÉPHÉMÉRIDE ANARCHISTE

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