L’énergie de vie

La physique moderne a prouvé que la matière telle que nous la connaissons n’existe pas, qu’elle n’est en réalité, comme le disait Einstein, qu’une forme condensée de l’énergie et que cette énergie, en perpétuelle vibration, ne serait que de la lumière condensée. Nous vivons ainsi dans un monde composé de vibrations et non de matière au sens rationnel du terme, et nous-mêmes sommes un ensemble de vibrations. (1)

La matière existe de par ses composants qui sont les protons, les neutrons et les électrons, unis d’une façon particulière et qui forment les atomes.

Le mot « atome » vient du grec « a-tomos » et signifie  » insécable « . Cette notion fut inventée par Leucippe de Milet en 420 avant J.C. Son disciple, Démocrite d’Abdère (vers 450-360 av. J.-C.), expliquait que la matière était constituée de corpuscules en perpétuel mouvement et dotés de qualités idéales; (2)

« Les atomes se déplacent de manière tourbillonnaire dans tout l’univers, et sont à l’origine de tous les composés , ce qui comprend également tous les éléments (feu, eau, air et terre). Les atomes se meuvent éternellement dans le vide infini. Ils entrent parfois en collision et rebondissent au hasard ou s’associent selon leurs formes, mais ne se confondent jamais. La génération est alors une réunion d’atome, et la destruction, une séparation, les atomes se maintenant ensemble jusqu’à ce qu’une force plus forte vienne les disperser de l’extérieur. C’est sous l’action des atomes et du vide que les choses s’accroissent ou se désagrègent : ces mouvements constituent les modifications des choses sensibles. Ces agglomérations et ces enchevêtrements d’atomes constituent ainsi le devenir. L’être n’est donc pas un, mais est composé de corpuscules. »

Ces corpuscules étaient:

  • invisibles à cause de leur extrême petitesse
  • insécables ou indivisibles comme leur nom l’indique
  • pleins (pas de vide à l’intérieur)
  • éternels car parfaits
  • entourés d’un espace vide (pour expliquer le mouvement et les changements de densité)
  • ayant une infinité de formes (pour expliquer la diversité observée dans la nature)

Ces éléments qui façonnent la matière se retrouvent aussi bien le  plomb, le bois, le sable, l’eau, le gaz ou le vivant. L’essence de ces matières n’est donc pas essentiellement différente, c’est leurs dispositions différentes qui créent la diversité de leur expression, comme une fréquence différente donne un son différent.

Cette énergie vibratoire est nommée dans la tradition orientale « prana ». L’étymologie de prâna vient de pra = préverbe « vers l’avant » (cf. latin « pro » dans « progresser ») et de an « respirer » que l’on retrouve dans d’autres langues soeurs: grec: anemos, « vent » (cf. anémomètre) latin: anima « souffle, âme »->fr. âme.

L’étymologie indo-européenne donne donc pour la racine *an le sens de « souffle, vent, âme », autrement dit « souffle matériel ou immatériel ». Ce double sens de « souffle matériel et immatériel » existe aussi dans le sanskrit prâna: souffle matériel (que l’on inspire et expire) et « principe vital immatériel » , un peu comme quand on dit en français: « il a du souffle », ce qui ne veut pas seulement dire « il respire, il vit biologiquement », mais « il a un élan intérieur, une énergie intérieure ». Ce double sens est également présent dans le français « inspiration »:

Cette équivalence existe encore dans d’autres langues: Genèse 1.2: « La ruah de Dieu planait à la surface des eaux », dans ce texte de l’Ancien Testament ruah signifie à la fois « souffle » et « esprit ». Dans le Nouveau Testament, le terme utilisé est pneuma (cf. fr. « pneumatique »): c’est au sens figuré le souffle de Dieu, l’inspiration de Dieu qui guide les apôtres et l’Eglise, en un mot l’Esprit Saint. Cette énergie vibratoire, ce souffle, c’est la vie. (3)

On peut dire que nous vivons au milieu de ce souffle de vie (prana) mais ce sont nos constituants qui nous permettent de le sentir et le percevoir d’une certaine manière.

Dans le bouddhisme on parle des cinq skandhas, les constituants de ce qui est communément appelé : une personne, un être. Skhanda peut également désigner la totalité de l’univers, l’ensemble de tous les phénomènes conditionnés. La conception d’agrégats va à l’encontre de la croyance en la personne et son essence. La notion d’agrégat affirme au contraire la caractéristique du « non-soi », anatta. Les skandhas sont donc l’analyse des différentes parties de ce qui est pris pour un tout – tout comme est pris pour un char l’ensemble des roues, essieux, chevaux, etc.  (4)

Il y a un constituant physique et quatre mentaux, soit cinq au total :

  • La forme, Rūpa
  • Les sensations, Vedanā
  • Les perceptions, Samjñā
  • Les formations volitionnelles, Samskāra
  • La conscience, Vijñāna, qui est à la base d’une croyance en la dualité sujet/objet.

Si nous mettons des lunettes « roses » nous verrons la vie d’une autre couleur, si nous avons des lunettes à vision infrarouge, certaines choses invisibles nous apparaîtront et d’autres disparaîtront. Cela relativise beaucoup notre croyance en une matière une et solide et vérifiable, mais nous voyons que sa perception dépend de la qualité de celui qui perçoit. Cela rend plus humble et moins affirmatif, concernant UNE vérité qui serait palpable.


  1. PLANET POSITIVE,
  2. LA CHIMIE
  3. STEHLY
  4. WIKIPÉDIA

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