Constat : la terre et l’humanité gravement menacées

La planète terre est à ce jour la seule oasis de vie que nous connaissons au sein d’un immense désert sidéral. En prendre soin, respecter son intégrité physique et biologique, titrer parti de ses ressources avec modération, y instaurer la paix et la solidarité entre les humains, dans le respect de toute forme de vie, est le projet le plus réaliste, le plus magnifique qui soit.

le mythe de la croissance indéfinie

le modèle industriel et productiviste sur lequel est fondé le monde moderne prétend appliquer l’idéologie du « toujours plus » et la quête du profit illimité sur une planète limitée. L’accès aux ressources se fait par le pillage, la compétitivité et la guerre économique entre les individus. Dépendant de la combustion énergique et du pétrole, dont les réserves s’épuisent, ce modèle n’est pas généralisable.

Les pleins pouvoirs de l’argent

mesure exclusive de prospérité des nations classées selon leur PIB et PNB, l’argent a pris les pleins pouvoirs sur le destin collectif. Ainsi, tout ce qui n’a pas de parité monétaire n’a pas de valeur, et chaque individu est oblitéré socialement s’il n’a pas de revenus. Mais si l’argent peut répondre à tous les désirs, il demeure incapable d’offrir la joie, le bonheur d’exister.

Le désastre de l’agriculture chimique

l’industrialisation de l’agriculture, avec l’usage massif d’engrais chimiques, de pesticides et de semences hybrides, et la mécanisation excessive, a porté gravement atteinte à la terre nourricière et la culture paysanne. Ne pouvant produire sans détruire, l’humanité s’expose à des famines sans précédent.

Humanitaire à défaut d’humanisme

alors que les ressources naturelles sont aujourd’hui suffisantes pour satisfaire les besoins élémentaires de tous, pénuries et pauvretés ne cessent de s’aggraver. Faute d’avoir organisé le monde avec humanisme, sur l’équité, le partage et la solidarité, nous avons recours au palliatif de l’humanitaire. Le logique du pyromane-pompier est devenue la norme.

Déconnexion entre l’humain et la nature

majoritairement urbaine, la modernité a édifié une civilisation « hors sol », déconnectée des réalités et des cadences naturelles, ce qui ne fait qu’aggraver la condition humaine et les dommages infligés à la terre. Au nord comme au sud, famine, malnutrition, maladie, exclusion, violence, mal-être, insécurité, pollution des sols, des eaux, de l’air, épuisement des ressources vitales, désertification, etc., ne cessent de croître ? Ces constats interpellent très fortement nos consciences, en appellent à notre responsabilité et nous invitent à agir d’urgence pour tenter d’infléchir des évolution qui rendent notre avenir et celui des générations futures de plus en plus incertains.

Tiré de Vers la sobriété heureuse – de Pierre Rabhi

Retrouver cela dans LA CHARTE POUR LA TERRE ET L’HUMANISME

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