SOUFFRANCE ANIMALE – VÉGÉTARISME

Prendre soin du monde

Le bouddhisme n’entreprend pas de rendre le monde meilleur, mais propose aux humains de s’engager à prendre soin du monde (1). Nous verrons concrètement au cours de cette journée un point fondamental sur lequel nous pouvons assez facilement agir au niveau mondial : la souffrance des animaux.

La souffrance des animaux

Les animaux souffrent physiquement comme les humains et ressentent diverses émotions allant de la joie à la tristesse en passant par la peur, la colère et tout l’éventail de nuances attribuées auparavant aux seuls humains. Comme le montre l’éthologie, qui chaque jour comble un peu plus le fossé entre humains et animaux, ces derniers ont une vie sociale et psychologique très développée. (2)

Malgré cela, chaque année, en France, plus d’un milliard d’animaux sont transportés puis tués dans les abattoirs. De la vache au poulet, tous souffrent comme nos animaux domestiques préférés. Ils meurent dans la peur et la souffrance souvent longues et intenses communes à tout processus de transport et d’abattage en masse. (2)

Point de vue éthique

Cela nous met individuellement et collectivement devant la question suivante : prendre la vie d’un animal alors que ce n’est pas nécessaire (voir plus bas) est-il un acte juste? (2)

Suivant les vues bouddhistes de l’interdépendance (6) nous devons garder en conscience tout le parcours de ce que nous mangeons et ainsi ne pas séparer la viande qui est dans notre assiette de l’animal dont elle est issue. Et si on considère que toute souffrance animale inutile devrait être évitée (3), être végétarien est le meilleur moyen pour combattre la souffrance des animaux d’élevage, et par rapport à la consommation moyenne d’un français, nous permettre individuellement de sauver chacun entre trente et cent vies par an !

Point de vue écologique

De ce point de vue l’élevage (et encore plus, l’élevage intensif) crée de multiples désordres. Voir le rapport de la FAO (organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) de 2006(2) :

    • immense gaspillage d’eau.
    • pollution des nappes phréatiques (élevages intensifs de porcs)
    • déforestation (en Amérique du Sud au profit de champs de soja OGM à destination des élevages de poulets des pays riches)
    • augmentation de la création de gaz à effet de serre
    • et autres : pluies acides, la destruction des sols, des forêts, et des eaux.

Et il faut savoir qu’aujourd’hui la consommation de viande a quintuplé depuis 1950 au sein de l’humanité (4)

Point de vue sociétal

Dans nos sociétés contemporaines en général l’animal est considéré comme un simple objet sans droit, pire comme une marchandise.

« Le Code civil, (…) rien, dans aucun article de ce Code, ne distingue l’animal de l’objet. (…) Au regard de la loi, (…), l’animal n’est rien d’autre qu’une marchandise (…). Le Code pénal reconnaît bien que l’animal est un « être sensible » ; mais la loi apporte immédiatement une restriction, en précisant que son propriétaire doit lui assurer de bonnes conditions, comme si tous les animaux devaient avoir un propriétaire. Le même code ne légifère, en matière de protection contre les mauvais traitements et les actes de cruauté, qu’en faveur des animaux domestiques, ou apprivoisés, ou tenus en captivité, écartant donc tous les animaux sauvages à titre individuel, et autorisant sur eux toutes les cruautés imaginables. Et la loi continue de classer l’animal sauvage comme res nullius, la chose n’appartenant à personne, ce qui permet à quiconque de se l’approprier, mort ou vif ! » (3)

La démarche libérale sera donc de traiter les animaux comme des constituants d’un produit de consommation alimentaire, au même titre que des produits chimiques (5). Cette vision de l’alimentation réifiante et purement économique se fait aussi au détriment des agriculteurs (achats par les grands groupes à des prix imposés non réalistes (5) ), de la santé des consommateurs (5):

    • présence d’additifs et de produits chimiques créant « des risques non maîtrisés pour la santé. », voir le livre du nutritionniste Laurent Chevallier : « Impostures et vérités sur les aliments », Fayard, 2008)
    • présence excessive de sel (source de maladies cardiovasculaires) et de sucres dans les plats (le cuisinier Thierry Marx explique : « Les arômes, les sels que contiennent les plats préparés masquent souvent leur extrême médiocrité. Consommer ces produits ultra-transformés nuit au porte-monnaie, à l’environnement et à la santé. Songez que cette grillade de poisson, qu’une personne diabétique pourrait considérer, à première vue, comme idéale pour son régime, contient plus de sucre que sa quantité journalière autorisée ! »)
    • etc.

Point de vue de la santé humaine

Concernant justement la santé humaine, selon un rapport de l’ADA (American Dietetic Association) 2003, association franco-canadienne de diététique indépendante de tout lobby agroalimentaire :

« […] l’alimentation végétarienne, menée d’une façon appropriée, est bonne pour la santé, adéquate d’un point de vue nutritionnel et bénéfique pour la prévention et le traitement de certaines maladies. L’alimentation végétarienne est adaptée à toutes les périodes de la vie. » (2)

Obésité, diabète, problèmes cardio-vasculaires, cancers, ostéoporose… La liste des maladies prévenues ou traitées par une alimentation végétarienne est longue et significative. La raison est simple: ne mangeant pas de chair animale, les végétariens absorbent des quantités infiniment plus faibles de substances nocives que les personnes consommant de la viande. (2)

Agir concrètement

Une façon simple d’agir concrètement sur le monde, comme on vient de le voir plus haut est d’être végétarien, c’est agir pour soi, pour les autres humains, et pour notre environnement. (2). Pour tout cela, et bien plus, c’est réellement prendre soin du monde, pour nous et nos enfants.

C’est pourquoi nous vous convions à venir (et le cas échéant, en couple, car il est alors plus facile d’adapter son alimentation, plutôt que d’être seul à vouloir conscientiser sa famille) à cette journée Upaya, organisée par notre groupe zen  : « SOUFFRANCE ANIMALE – VÉGÉTARISME » le 17 juin 2012 sur Nantes.

Le programme de cette journée, ainsi que le bulletin d’inscription sont SUR CETTE PAGE.


  1. Les dix préceptes de bien
  2. Association Végétarienne de France
  3. Wikipédia
  4. Wikipédia
  5. Wikipédia
  6. Manger moins pour plus que manger

2 commentaires

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