Manger moins pour plus que manger

D’un point de vue bouddhiste, nous ne faisons pas que manger, mais beaucoup plus. Nous sommes aussi bien dans une conscience de ce que nous mangeons, de toute l’interdépendance qui amène cette nourriture dans notre assiette que de ce quelle peut nous permettre de faire.

Il existe un texte chinois, appelé « Les cinq contemplations » qui, adapté dans sa traduction contemporaine par Thich Nhat Hanh (1) donne ceci :

  1. Cette nourriture, fruit du ciel, de la terre, de beaucoup de travail et d’amour, est un don de l’univers tout entier.
  2. Mangeons-la en Pleine Conscience, et gratitude, afin d’en être dignes.
  3. Observons et transformons les états mentaux négatifs, surtout l’avidité, qui nous poussent à manger sans modération, et apprenons à manger avec modération.
  4. Puissons-nous maintenir notre compassion éveillée en mangeant de façon a réduire la souffrance des êtres vivants, à préserver notre planète, et à inverser le processus du réchauffement planétaire.
  5. Nous acceptons cette nourriture avec gratitude afin de pratiquer et de réaliser le chemin de la compréhension et de l’amour, de développer notre fraternité, de construire notre communauté et de nourrir notre idéal de servir tous les êtres vivants.

Cette méditation nous permet de prendre conscience de cinq points importants : Interdépendance, Pleine Conscience, Modération, Hygiène de vie et Don et partage.

  • Interdépendance, car cette nourriture n’arrive pas par hasard dans notre assiette, mais est issue de processus naturels et de travail humain.
  • La Pleine conscience nous permet de ne pas manger d’une manière égoïste mais en nous sentant relié à tout ce travail, tous ces humains qui nous permettent d’être nous-même, humain.
  • Souvent, dans nos régions, nous mangeons plus par avidité que par faim. Cette pleine conscience nous permet de voir ces processus d’addiction psychologique ou physique pour essayer des les dépasser et de conserver la modération dans nos repas. Pour ne pas manger plus que nous ayons besoin, afin de ne pas manger ce qui pourrait revenir à d’autres.
  • En même temps nous pouvons le faire pour nous, pour avoir une hygiène de vie qui implique de manger avec modération mais aussi que des aliments qui nous servent concrètement et soient indispensable au corps. Nous pouvons nous interroger sur les apports alcoolisés, sucrés voir carnés.
  • Enfin nous ne mangeons pas que pour nourrir notre corps mais pour bien plus : devenir un vecteur d’amour et de compassion, d’éveil.

Interdépendance :

Cette nourriture, don de tout l’univers, du Ciel, de la Terre et d’innombrables êtres vivants, est le fruit d’un travail difficile.

Conscience :

Mangeons la avec Pleine Conscience, avec Amour et Gratitude afin d’en être dignes.

Modération :

Observons tout ce qui nous empêche de manger avec modération, de manière à le transformer.

Hygiène de vie :

Ne prenons que les aliments qui nous nourrissent et nous maintiennent en bonne santé.

Don et partage :

Nous acceptons cette nourriture pour réaliser la pratique de la Voie de la Compréhension et de l’Amour de tous les êtres vivants.


  1. Village des prûniers

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