Le Recueil des points à observer dans l’étude de la voie (du Bouddha)

Gakudô Yôjin Shû

« Le Gakudô Yôjin Shû fut écrit en 1234 par Dôgen, comme un guide pour ses étudiants, peu après qu’il eut fondé son premier monastère de Kôshôji. Il reste l’un des principaux ouvrages étudiés dans l’école Sôtô » (1)

Après avoir médité sur chaque chapitre j’en ai partagé avec vous ces derniers jours, un vade-mecum :

Il y a urgence à agir dans notre monde, compte tenu de la désolation que peut vivre un nombre de plus en plus importants d’être vivants. Une Fois que l’on a pris conscience de la souffrance humaine, de son origine, de la possibilité d’agir sur cette souffrance, des moyens pour agir… peut-on arrêter d’agir ? Un proverbe dit : on trouve la satisfaction dans l’étude. Et le Bouddha a dit : on trouve la réalisation dans la pratique. Ayons une vision globale, plus «universelle » de nos actes, au-delà de nous-mêmes. Un des points à observer pour étudier la voie du Bouddha, d’après Dôgen, est de trouver un maître authentique. Il a une fonction d’accoucheur, débusque les faux-semblants, pointe les égarements. Il n’enseigne jamais, sinon par convention, mais doit bien plutôt donner à désapprendre : comment se dégager de ses schémas habituels et accéder à une autre dimension de soi ? S’engager dans la voie du Bouddha n’est pas chose aisée car elle demande d’y consacrer un seul moment de sa vie : l’instant présent, qui dure tout le temps. Pour ceux qui avancent sur ce sentier les pratiques se dévoient peu à peu comme un immense et magnifique dispositif qui invite à quelque chose d’autre : de la seule entente de la vacuité. Pour qui accède à la vacuité, il n’y a plus de vérité à enseigner, plus d’Éveillé à honorer, plus de corps ni d’esprit à discipliner. Dôgen nous incite à dire « non ». ce « non » n’est pas un refus naïf, mais un refus de tomber dans l’évidence, la facilité. Il n’y a qu’à ouvrir les yeux, tout est là, il n’y a rien à obtenir. Écouter le dharma touche et transforme l’esprit comme la conscience. Le zazen quant à lui unifie la pratique et la réalisation. C’est ainsi qu’on entre dans la voie du Bouddha. En négligeant seulement une de ces deux méthodes on ne saurait la recevoir.

On ne réalise le Bouddha qu’avec ce corps et cet esprit.

Vous trouverez ci-dessous les titres et les renvois sous les noms des chapitres.

  1. De la nécessité de produire l’esprit d’éveil
  2. De la nécessité de pratiquer une fois qu’on a vu et qu’on a écouté le dharma
  3. De la nécessité d’accéder à la voie du Bouddha par la pratique
  4. De la nécessité de ne pas pratiquer le dharma du Bouddha avec un esprit d’obtention
  5. De la nécessité de rechercher un maître authentique en s’enquérant du Zen et en étudiant la voie.
  6. Ce qu’il faut savoir en s’enquérant du Zen.
  7. De la nécessité de s’enquérir du Zen pour ceux qui pratiquent le dharma du Bouddha et qui aspirent à la délivrance.
  8. De la conduite des moines zen.
  9. De la nécessité de pratiquer une fois sur la voie.
  10. Du don et de sa réception.

(1) Gakudô Yôjin Shû (Recueil des points à observer dans l’étude de la voie) de Eihei Dôgen in « Les fleurs du vide ; anthologie du bouddhisme » E Rommeluere Grasset (1997)

Et vous qu'en pensez-vous ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.