Pierre-Valentin Berthier

Pierre-Valentin Berthier, en 2001 à Paris

(photo empruntée au blog « Alexandre Jacob, l’honnête cambrioleur »)

Le 18 septembre 1911, naissance de Pierre -Valentin BERTHIER à Issoudun (Indre)

Militant pacifiste et anarchiste individualiste, poète, journaliste et écrivain.

Il passe deux ans et demi à « l’École primaire supérieure » mais est contraint de la quitter pour raison disciplinaire, avant d’avoir obtenu son Brevet. De 1926 à 1936, il travaille comme artisan mégissier (apprêteur de cuirs et peaux), dans l’atelier familial. Pacifiste et antimilitariste, il fonde en 1932 à Issoudun une section des « Combattants de la Paix ». Il est poursuivi par la justice pour un article publié dans « Le Semeur de Normandie ». Peu après, il est arrêté pour insoumission mais, malade, il est relâché. Il collaborera à un certain nombre de journaux pacifistes et libertaires: « La Patrie Humaine », journal dirigé par Victor Méric, « La Clameur », organe mensuel de l’Union des intellectuels pacifistes , « Le Contre Poison », organe mensuel d’éducation sociale, « Pour la Paix » ou encore « La Conquête du Pain », lancé en 1934 par Fernand Planche et dirigé par Bidault.

A partir de 1936 et jusqu’en 1951, il travaille comme journaliste localier pour le quotidien de Châteauroux (Indre). Pendant la guerre d’Espagne, il organise à Issoudun un meeting de soutien à la CNT – FAI avec Aristide Lapeyre comme orateur. Durant la guerre et l’occupation allemande, il suspend son militantisme, mais reste en contact avec certains compagnons comme Fernand Planche, Gérard de Lacaze-Duthiers, Alexandre Marius Jacob et Louis Briselance. Licencié en septembre 1951, par les communistes, du journal dans lequel il travaillait, il retrouve dès décembre 1951, grâce à Louis Louvet, un emploi de correcteur dans une imprimerie. Membre du syndicat des journalistes (autonomes) après la guerre, il sera admis au syndicat des correcteurs de Paris en 1953. En 1956 il sera durant 4 mois correcteur à l’ONU à Genève, puis deviendra correcteur pour « Le Monde » avant de prendre sa retraite en 1976.

A l’automne 1952, il fut, avec d’autres compagnons, membre fondateur du groupe anarchiste de libre discussion « Le Centre de recherches philosociales » qui organisait chaque samedi à Paris des débats à la salle des Sociétés savantes. Après guerre, il collabore à un nombre important de journaux et revues libertaires ou pacifistes, comme « CQFD » et « Contre-Courant » de Louis Louvet. Avec Charles-Auguste Bontemps, et devient l’un des plus proches collaborateurs de Louis Lecoin, participant à la revue « Défense de l’Homme » puis à « Liberté ». Il écrit également dans « Le Monde Libertaire » dès 1954, dans « L’Unique » d’E. Armand, dans le journal « Espoir » de la CNT en exil, dans « L’Union Pacifiste » où il prône le désarmement unilatéral, dans « Le Réfractaire » de May Piqueray, dans « Le Libertaire » du Havre, etc.

Après avoir publié quelques plaquettes de poésie et de nouvelles, ses premiers romans paraissent dans les années 1950 : « Sitting Bull » (1952), « Mademoiselle Dictateur » (1956), « L’enfant des ombres »(1957), « On a tué M. Système »(1957), « La cité dans le tunnel » (2003).

Pierre-Valentin Berthier est également l’auteur de plusieurs biographies : Gaston Couté, Fernand Planche, Mauricius, et d’essais avec J. P. Colignon sur les particularités de la langue française, sur la laïcité égarée, etc.

« Pour le désarmement comme pour l’abolition de l’esclavage, il faut selon nous qu’un grand pays commence, qu’il donne l’exemple unilatéralement. Telle est l’idée directrice du pacifisme intégral et libertaire. » extrait de la brochure de « La Question Sociale » publiée par les éditions de l’En Dehors en 2006.

VIA L’ÉPHÉMÉRIDE ANARCHISTE

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