Internautes, ne propagez pas les rumeurs !


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Lutter contre la rumeur : chacun ses armes

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Plusieurs armes sont accessibles à ceux qui veulent endiguer le flot des rumeurs. Les journalistes peuvent, comme ceux de Rue89, apporter des faits qui montrent l’inanité des rumeurs. Le savoir-faire des journalistes est ici primordial, dans la mesure où il savent mener les enquêtes d’investigation qui établissent la vérité. Mais tous les journalistes n’ont pas les moyens, ni parfois la formation nécessaire, pour mener de telles enquêtes.

On peut aussi se fier à la communauté des internautes pour démonter les rumeurs. C’est le pari qu’a effectué Khelil Ben Osman en Tunisie, avec son site Ch9alek.org, sur lequel on peut à la fois déposer des rumeurs et des éléments les confirmant ou les infirmant.

Dans l’univers francophone, on citera les célèbres Hoaxbuster et Hoaxkiller. Les « hoax » sont en effet les rejetons naturels de la rumeur sur le net, comme on peut le lire sur Hoaxkiller : « Un hoax est une information fausse, périmée ou invérifiable propagée spontanément par les internautes. Les hoax peuvent concerner tout sujet susceptible de déclencher une émotion positive ou négative chez le lecteur : alerte virus, disparition d’enfant, promesse de bonheur, pétition, etc. Ils existent avant tout sous forme écrite et incitent le plus souvent explicitement l’internaute à faire suivre la fausse nouvelle à tous ses correspondants« . Sur ces sites, vous pouvez soumettre à vérification les informations qui vous arrivent principalement par courriel et que vous soupçonnez n’être que des rumeurs.

Arrêter de partager des articles sans les lire !

Car il revient, encore et toujours, à l’internaute de ne pas céder aux sirènes de la rumeur. La tâche n’est pas facile, tant elle heurte des comportements profondément intégrés par les adeptes des réseaux sociaux et de leurs pratiques de partage. Qui, par exemple, n’a jamais retwitté ou partagé un lien vers un article dont le titre lui semble intéressant ? Ceux qui cherchent la popularité à tout prix et parfois pour de très mauvaises raisons n’hésitent pas à camoufler leurt inanité ou leurs mauvaises intentions sous des titres accrocheurs, sachant que la majorité des internautes ne lit pas le contenu de ce qu’il diffuse à son cercle de contacts.

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On ne soulignera jamais assez l’importance de l’éducation aux médias pour limiter les utilisations néfastes des outils et canaux numériques. Mais il ne faut sans doute pas cantonner cette éducation au seul cadre scolaire; chacun a le devoir de s’éduquer lui-même, de s’autoformer pour ne pas se conduire comme un crétin sur le web. Car s’il est important de savoir se préserver des dangers du web, il l’est plus encore de ne pas devenir soi-même un danger public, notamment en sachant ne pas diffuser des rumeurs et calomnies qui peuvent avoir des effets dévastateurs, dans la vraie vie.

LIRE L’ARTICLE INTÉGRAL SUR THOT CURSUS

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