L’expérience est un paradoxe. La réponse est dans l’instant, la joie & l’étonnement.

Le sentiment de la personne est toujours présent, dites-vous?

De quel sentiment parlez-vous, Celui de l’individu ou de celui du « Je suis »? Le sentiment du « Je suis » est toujours présent, vaste et illimité. Il est comme le parfum de la vacuité ; il apparait dans la vacuité ; Il est l’Être apparaissant sur le non-être. C’est un « je » qui ne s’oppose à rien, et qui a le monde pour corps.

Mais parfois, il me semble qu’il n’y a pas même de « je ». Juste Cela, sans-nom, au-delà de tout.(d’où d’ailleurs les différentes expressions des traditions qui insistent soit le vide, soit sur le Je)

Le sentiment de l’individu (le sentiment de José par exemple) demeure aussi, mais à la périphérie. Il y a encore ce corps, cette histoire, ces désirs propres à l’individu, mais ils apparaissent dans la vacuité, comme un décor, une vibration, un jeu de formes. Souvent, dans le silence, l’individu n’est plus là. Et avec la vision de la vacuité, à chaque instant, il est transcendé

Aucune raison d’en être troublé. Il n’est pas nécessaire de lutter contre ce sens de l’individu ; il ne pose aucun problème , au contraire, il est une expression de la source. Si vraiment, on parle de non-dualité, alors il n’y a pas de dualité entre le vide et les formes, y compris cette forme individuelle. Elle une vibration de l’Un. Ne fuyez pas votre forme humaine ; elle est précieuse ; elle est unique; simplement, elle n’est pas tout votre être; vous êtes plus vaste qu’elle.

L’expérience est un paradoxe, elle est à la fois personnelle et impersonnelle , et si c’est ce paradoxe qui vous trouble, alors sachez qu’il me trouble depuis 20 ans, c’est un mystère vivant. Et en même temps, cette énigme trouve réponse dans l’instant, dans la joie, dans l’étonnement.

Platon disait que l’étonnement était l’origine de la philosophie; je pense que c’en est aussi la fin.

LIRE L’ARTICLE INTÉGRAL :  Eveil et philosophie, blog de José Le Roy