Accidents nucléaires en France

 

  • 17 octobre 1969, centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux, Loir-et-Cher, en France. Un accident entraîne la fusion de cinq éléments combustibles dans le réacteur A1. Lors du déchargement, les opérateurs ont ordonné de charger un canal d’uranium et de graphite. Le réacteur est resté un an à l’arrêt pour un coût de 20 millions de francs (un peu plus de trois millions d’euros). L’événement est qualifié d’incident par EDF ; selon l’échelle INES actuelle, il s’agit d’un accident qui se situe au niveau 4.
  • 28 mai 1974. Le Commissariat à l’énergie atomique déclare que 12 « événements anormaux » en 1973 ont libéré de la radioactivité « au-dessus des niveaux autorisés » autour de différentes centrales nucléaires.
  • 13 mars 1980, centrale nucléaire de Saint-Laurent, en Loir-et-Cher, en France. Un accident conduit à la fusion de deux éléments combustibles du réacteur A2 filière UNGG (uranium naturel, graphite-gaz) d’une puissance de 515 MW. La plaque métallique de maintien des capteurs de pression du réacteur vient, à la suite de phénomènes de corrosion, obstruer une douzaine de canaux du bloc de graphite, ce qui empêche le bon refroidissement du cœur et provoque la fusion de deux éléments combustibles. Gravement endommagé, le réacteur est indisponible pendant deux ans et demi environ. C’est l’accident nucléaire le plus grave jamais répertorié pour un réacteur en France (niveau 4 selon l’échelle INES).
  • Le 27 décembre 1999, lors de la tempête qui frappe alors la France, les parties basses des tranches 1 et 2, et dans une moindre mesure les tranches 3 et 4 de la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) sont inondées3, forçant l’arrêt de trois de ses quatre réacteurs. Incident classé niveau 2 sur l’échelle INES.
  • 23 juillet 2008, France, lors d’une opération de maintenance réalisée sur le réacteur 4 du site nucléaire du Tricastin, des substances radioactives se sont échappées contaminant très légèrement une centaine de salariés sur le site. En 2007, 842 alertes de niveau zéro (817 en 2006) et 86 de niveau 1 ont été signalées en France8. Sur l’échelle INES, ce niveau 1 correspond à une «anomalie», du type de celles survenues en juillet 2008 à Romans-sur-Isère (Drôme) et le 7 juillet au Tricastin (Drôme). Aucun incident de niveau 2 n’a été répertorié en 2007 (un seul l’avait été en 2006)8.
  • Septembre 2008, Belgique, GDF Suez. Un incident niveau 1 sur l’échelle INES a eu lieu à la centrale nucléaire de Tihange9.
  • Décembre 2009, Cruas, EDF. Un incident niveau 2 sur l’échelle INES a eu lieu à la centrale nucléaire de Cruas-Meysse Plan d’urgence qui a entrainé l’arrêt du réacteur n° 4.