Prendre et donner


Il y a une technique appelée dans le bouddhisme tibétain Tong Len, qui veut dire "prendre et donner"
On dit que c’est le moine Indien Atisha qui la mis au point, elle est surtout connue dans une pratique en 7 points nommée "Lodjong"

Je ne sais pas si cette pratique a une action réelle sur la souffrance des autres êtres humains, j’ai entendu le Dalaï Lama en 2004 à Niort dire qu’il ne savait pas lui même non plus si c’était utile directement à qqn d’autre, mais cette pratique nous met tout de suite en capacité d’être en compassion, en thérapie on dirait en empathie, c’est à dire ouvert à la souffrance des autres, et donc décentré de notre vision egotique habituelle qui crée de la souffrance.

Je conseille de la pratiquer à des personnes qui ne sont pas angoissées et c’est mieux d’être accompagné par un ami spirituel proche qui en a l’habitude, au début.
Elle n’a aucun effet négatif autres que ceux que le mental voudra inventer, Sogyal Rimpoché parle bcp de cette pratique avec énormément de variantes dans son livre “Le livre Tibétain de la vie et de la mort” (ne pas confondre avec le Bardo Thodol le Livre tibétain des morts”)

Chaque maître bouddhiste pourra donner des variantes, voici un exemple inspiré de cette page : http://goo.gl/opG8

S’asseoir de manière confortable (posture habituelle de méditation)
Utiliser une méthode de relaxation classique et rapide (scan, training autogène, les trois souffles …)

on imagine en face de soi un être aimé, on peut voir en lui ou autour de lui un nuage noir métaphore de ses souffrances.

Quand nous inspirons, imaginons que nous aspirons par notre nez toute la souffrance de ces êtres sous forme de cette fumée noire, elle pénètre dans notre gorge et arrive à notre coeur où elle disparaît par la présence d’une lumière blanche qui s’y trouve et représente le bonheur. Pensons que cet être est alors libéré de la souffrance et des causes de la souffrance.

Quand nous expirons, imaginons que cette lumière blanche part de notre coeur, sort par notre nez et se diffuse sur cet être cher, l’entoure comme une aura de lumière, le remplit, il devient comme un joyau, un cristal lumineux, heureux. Pensons alors que cette personne a trouvé le bonheur et les causes du bonheur.

Nous pouvons ensuite recommencer la même chose pour une personne qui nous est indifférente au niveau relationnel, par exemple l’image de qqn croisé dans la rue ou vue sur un magazine
Puis nous le refaisons vis à vis d’une personne qui nous est particulièrement désagréable
et si on peut on continue une autre fois en visualisant tous les êtres vivants.

LIEN COURT
About these ads

A propos Frédéric Baylot

Méditation, non-violence, BD, solidarité, écologie, autogestion & Féminisme http://fredericbaylot.wordpress.com/
Publié dans Zen. Bookmarquez ce permalien.