Selon les chercheurs canadiens en psychologie Paul Hewitt et Gordon Flett, la personnalité est la clé de plusieurs problèmes de santé découlant du stress. Le perfectionnisme est l’un des traits de personnalité qui rend moins apte à composer ave le stress et rend très vulnérable.
Avoir des normes élevées ne suffit pas en soi à définir le perfectionnisme. Quelqu’un peut vouloir exceller dans un domaine sans vouloir être parfait et sans vivre le stress et la détresse souvent vécus par les perfectionnistes. Des normes élevées peuvent être adaptatives dans certains contextes et certaines conditions.
Le perfectionnisme n’est pas officiellement reconnu comme un trouble psychiatrique. Cependant, selon Gordon, les formes extrêmes de perfectionnisme peuvent être considérés comme une maladie similaire à la personnalité narcissique, obsessionnelle compulsive et/ou dépendante en raison de ses liens avec la détresse et la dysfonction.
Types de perfectionnisme
Il y a aussi des problèmes évidents avec le perfectionnisme orienté vers les autres qui peut être particulièrement dommageable pour les relations intimes. Si vous exigez la perfection de votre conjoint(e) et que vous critiquez, vous pouvez être assuré(e) qu’il va y avoir des problèmes relationnels, commente Hewitt.
Pour le perfectionnisme orienté vers soi, le tableau est moins clair. Certaines recherches ont démontré une corrélation avec des problèmes de santé mentale, particulièrement l’anorexie. D’autres études n’ont cenpendant trouvé aucune corrélation.
Hewitt et Flett suggèrent que ce serait parce que le perfectionnisme orienté vers soi, serait un facteur de risque ou de vulnérabilité et non une pathologie en soi. Les perfectionnistes orientés vers soi, fonctionnent bien dans des situations à faible stress, argumentent-ils, mais ils sont plus à risque de devenir déprimés, anxieux ou suicidaires si les choses vont mal. Ainsi selon eux, ce type de perfectionnisme, que certains considèrent adaptatif car il conduit à la performance, s’avère néfaste quand les gens font face aux stress de la vie.
Une récente recherche rapportée dans le Journal of Counseling Psychology (Vol. 50, No. 3) supporte cette hypothèse du perfectionnisme orienté vers soi comme étant un facteur de risque seulement. Cette recherche montre que la détresse d’étudiants de niveau collégial peut être prédite par l’interaction entre perfectionnisme et évitement (composer avec les problèmes en les évitant) mais n’est pas associée au perfectionnisme seul ou à l’évitement seul. Les perfectionistes qui ont des stratégies positives pour faire face aux problèmes n’étaient pas plus déprimés que la moyenne des étudiants. Ce qui supporte l’idée que ce type de perfectionnisme interagit avec d’autres traits de personnalité pour conduire à la psychopathologie.











