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mention présente incluse.
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« Aimer quelqu’un ne relève pas seulement de la puissance du sentiment
mais d’une décision, d’un jugement, d’une promesse.»
(nous soulignons)
Erich Fromm (psychanalyste américain d’origine allemande, 1900-1980)
COMMENTAIRES
1/ LE CERCLE VERTUEUX DE L’ « AMOURPAIX »
Le « Cercle vertueux de l’amourpaix » nécessite des explications.
Pour pouvoir recevoir aussi bien que donner l’amour, il existe plusieurs contraintes, qui peuvent nécessiter, en fonction du niveau empathique des groupes ou individus, des efforts parfois contraignants.
Ainsi l’amour (réciproque ou non) nécessite-t-il certains efforts à faire sur soi-même : faire la paix en soi pour pouvoir faire la paix avec les autre ; et réciproquement. C’est déjà un cercle vertueux. Et pas de paix sans pardon. Pardon sans conditions…
Cette étape franchie nous conduits à passer par la nécessité, pour que cette paix soit réelle, que nous poursuivions la justice.
Cette justice, pure et dure, par la simple application de la « loi », n’est pas une balance « équitable », dans la mesure où elle peut conduire à des iniquités : faillites de petits commerçants, riche vivant dans son droit le plus strict à côté de gens n’ayant que le minimum pour vivre décemment, et encore.
Cette justice n’est donc réelle que si l’on met en route un processus d’équité.
D’ailleurs, en bien des cas, le juge lui-même, en droit judiciaire, a la possibilité de statuer « en équité ». Cela démontre bien le déficit majeur de la loi stricte : celui de ne pas prendre en considération les situations respectives des parties en cause.
Et lorsqu’une société ou un individu recherche réellement l’équité, il lui vient moralement l’obligation du partage.
Le partage conduit à l’obligation de donner : des biens, des services, de soi, à ceux qui en ont besoin.
Et donner, et recevoir, permettront, le temps qu’il faudra à chacun, qu’un lien de fraternité se crée entre les partenaires dans cette relation.
Et si l’on poursuit dans cette voie, l’on aboutit enfin à l’objectif que l’on s’était donné : celui de l’amour, réciproque ou non.
Nous sommes donc bien dans un cercle vertueux.
Mais l’on voit bien que le cercle… continue. Ainsi se perfectionne-t-on progressivement dans cette voie de l’amour, dans ce mouvement qui peut devenir perpétuel.
2/ LA SPIRALE VERTUEUSE DE L’ « AMOURPAIX »
Lorsque l’on accepte de se laisser entrainer dans la poursuite du parcours de ce cercle, sans cesse à recommencer, ce cercle devient finalement une spirale particulière :
En effet, puisque l’amour est, en réalité, le point central de ce cercle en ce cas, le cercle se transforme en spirale.
Mais cette spirale est particulière :
Au départ le cercle est extrêmement large, nécessitant entre chacune de ses « instances », un temps et des efforts personnels (ou sociétaux) pour être capable de passer à l’instance suivante.
Mais plus l’ « exercice » de ce cercle se poursuit, plus courts deviennent les chemins menant à l’instance suivante, jusqu’à l’amour —qui nous invite à nouveau à recommencer.
Les distances entre instances s’amenuisent progressivement, menant toujours à l’amour qui nous invite à la fin de chaque périple à recommencer.
On peut comparer cette spirale vertueuse à… un « trou noir » (lien) en astronomie. Non pas que l’amour, à ce moment, retiendrait jusqu’à la lumière, qui ne parvient même plus à s’échapper tant la masse du trou noir est énorme (pour un volume d’un dé à coudre). Plus aucun astre, des plus périphériques aux plus proches, une fois prises par ce tournis vertigineux, ne peut plus en sortir et tous ces astres se rapprochent ainsi progressivement du trou noir pour s’y fondre.
La chaleur et la lumière y sont extrêmement intenses, mais la gravité de ce dé à coudre est telle que ni la chaleur, ni la lumière, ni aucun rayonnement ne peut plus s’en échapper, hormis les rayons X.
La comparaison s’arrête donc là ; comme toute comparaison, elle a ses limites, puisque ce n’est pas, par définition, une identification.
Disons toutefois par analogie à l’astronomie que les différentes instances du cercle vertueux ne font finalement plus qu’une : l’amourpaix.
Toutefois, un élément doit retenir notre attention : le passage à chaque instance exige un effort. Disons que nous devons être motivés (pulsés) par une force centripète plus forte que la crainte centrifuge (qui correspond à la fuite devant les exigences de la force centripète de cette attraction vers le cœur de la spirale de l’amourpaix).
Ainsi en est-il de la paix, de l’équité, du don (de soi). Ce don de soi nécessite des choix, voire des efforts, parfois simples, mais aussi parfois douloureux. Nous pouvons en arriver à des actes d’héroïsme, sans le savoir, et dont on ne se sentirait pas capable sans l’empathie et l’amour à porter vers les autres.
L’amour est donc exigeant, mais une fois pris dans la spirale, à nous de choisir à chacune des instances de poursuivre ou non. Mais plus on s’approche du « feu invisible » qu’est l’amour, moins l’on est capable de s’enfuir.
L’amour est bien un tropisme.
Mais, comme en astronomie, l’on doit se trouver dans le périmètre d’attraction de l’amour, sans quoi on stagne (point situé, en astronomie, au rayon stellaire de 2GM/c2. C’est la limite de Schwarzschild).
Au-delà, hélas, on s’en écarte. On n’a tout simplement pas connu l’amour et n’en est donc pas attiré.
Jusqu’au jour où, avec espoir, peut-être la rencontre se fera-t-elle ?
Nous en sommes les ouvriers.
PierreR












